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  • Photo du rédacteurCaroline Guette-Marsac

Rénovation d'un jardin vendéen avec le respect de "zones primaires préservées" à Cugand (85)

"Zones primaires préservées" : un terme certes un peu galvaudé et excessif... mais qui résume bien la volonté initiale de Mme et M. B. : rénover leur jardin tout en conservant quelques ronciers sélectionnés, sur lesquels aucune intervention humaine n'est menée (ni ne sera menée) pendant des années. Pourquoi ? Pour favoriser la biodiversité dans le jardin et observer à loisir les différents oiseaux, maîtres des lieux, dont toute une variété de mésanges (charbonnières, huppées, nonnettes, etc.). M. B., adhérent à la LPO, est passionné et intarissable sur le sujet.


Ceci étant posé, le jardin a toutefois besoin d'un "petit" rafraichissement : les massifs sont vieillissants, certaines plantes ont disparu, d'autres ont pris trop d'ampleur. Ajoutés aux nombreux ronciers anarchiques qui vont finir par prendre le dessus de tout l'espace... il est temps de hiérarchiser les massifs, les redessiner pour partie, définir les sens de circulation afin que les souhaits de Mme et M. B., parfois divergents, puissent être comblés.


Le diagnostic du jardin existant


Première étape, incontournable : l'établissement du plan de l'existant avec le recensement non exhaustif des végétaux, la sélection des végétaux devant être supprimés, l'identification des ronciers les plus intéressants à conserver, etc.

Plan du jardin existant avant rénovation

A l'issue de cette phase de relevés, s'en suit une première phase de réflexions aboutissant au diagnostic de l'existant : il y a ce que Mme et M. B. ont identifié et nommé dans leur programme, leurs souhaits, leurs attentes... mais il y a également tous les petits ou gros "hics" qui embêtaient Mme et M. B. sans qu'ils arrivent à les définir et que le regard d'une professionnelle peut aider à clarifier, à force de discussions.


Ainsi, il s'avère que l'accès à la porte d'entrée, non aménagé et en pente, est mal aisé pour Mme B. car elle rencontre d'importants soucis de vision. Ce problème d'accès et de lisibilité des cheminements se retrouve d'ailleurs sur tout le pourtour de la maison.


Une réflexion doit ainsi être menée sur l'ensemble du jardin afin de définir des schémas de circulation et de délimiter de manière raisonnée des massifs.

Plan du projet de jardin

Le projet de jardin, avec le respect de "zones primaires préservées"


Sans dénaturer les richesses du jardin existant, les massifs sont étoffés en variant davantage les strates végétales, les contours redessinés deviennent plus lisibles, les "zones primaires" sont délimitées par des ganivelles ou des haies de Benjes à l'aspect naturel, le forsythia si cher à Mme B. est dégagé et mis en valeur, et des solutions sont proposées pour rendre les accès (à la porte d'entrée, aux terrasses) plus faciles et adaptés.

Coupe de principe de la végétalisation du projet
Extrait de la palette végétale avec des plantes faciles à réussir
Définition des zones primaires préservées avec ganivelles et haies de Benjes



Zoom sur l'espace "entrée de la maison"



Zoom et plan de l'accès à la porte d'entrée de la maison
Photographie de l'entrée existante, avant rénovation
Avant / après : croquis d'ambiance pour l'entrée rénovée

Mme et M. B. ont à présent une "feuille de route" entre les mains (en réalité, un dossier assez détaillé) : ils peuvent ainsi commencer à retravailler les massifs par eux-mêmes et solliciter des entreprises pour chiffrer puis réaliser les travaux de création des allées. Suivant les budgets atteints, la réalisation pourra être phasée dans le temps tout en conservant une cohérence à l'échelle globale du jardin.




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