• Caroline Guette-Marsac

Des applications de la pensée japonaise du Wabi-Sabi dans nos jardins…

Les principes de cette philosophie originaire du Japon entrent en résonance toute particulière avec les questionnements occidentaux contemporains : freiner le tourbillon étourdissant de nos vies… reconnaître la beauté qui réside dans les choses simples, imparfaites et atypiques. Et ainsi approcher une forme de sérénité, d’apaisement.


       Saladier réparé

suivant les principes du Kunstugi

(photographie : C. Guette-Marsac)


Wabi-Sabi et Kinstugi


Prendre le temps d’apprécier les choses comme elles sont, avec leur histoire, apprécier ces imperfections qui font leurs différences, qui construisent leur identité. Ne pas chercher à faire rentrer ce qui nous fait face dans une vision stéréotypée, formatée.



Au sein de la pensée du Wabi-Sabi, l’art du Kinstugi est une manière d’exprimer concrètement cette philosophie. Technique ancestrale issue du Japon du XVème siècle, elle consiste à réparer un objet en soulignant ses lignes de failles avec de la poudre d’or, au lieu de chercher à les masquer. Son application la plus commune concerne les récipients en céramique… mais son champ d’action peut être élargi à de nombreux domaines allant jusqu’à la métaphore d’une approche thérapeutique d’acceptation de soi.


Applications dans les jardins


Non experte en culture japonaise, il me semble toutefois intéressant de retenir un des principes de cette philosophie : savoir regarder et apprécier ce qu’il nous est donné de voir. Dans un jardin, le lexique est sans fin : la structure d’un arbre mort, les vestiges d’un vieux pavage, un ancien verger délaissé…


Tout, dans un vieux jardin, peut être propice à cet état de contemplation. Il suffit de prendre le temps de regarder… et apprécier.


Voici quelques exemples qui, à la manière de la poudre d’or sur les vaisselles en céramique, permettent de magnifier les sujets qui existent dans un jardin…

Arbre mort sculpté et mis en scène sur une terrasse dédiée aux arts vivants, œuvre réalisée par l'association TOU (Sainte-Croix-Vallée-Française, Lozère - photographies : C. Guette-Marsac)


Exemples de valorisation de vieux joints abîmés dans des dallages en opus incertum : calades de galets, impression de dentelles dans du béton (sources : internet)

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