• Caroline Guette-Marsac

Privilégier la mise en place de plantes allélopathiques pour limiter les travaux de désherbage


Allélopathique, allélopathique...

Mais qu'est-ce donc ?


Un principe intrinsèque à certains végétaux qui fait que les autres plantes, vivaces ou annuelles, ne viendront pas s'y frotter et qui implique des travaux de désherbage moindres dans les massifs qui les accueillent.

Intéressant comme application dans nos jardins n'est-ce pas ?


Comment ça marche ?


Le phénomène d'allélopathie désigne l’ensemble des interactions chimiques, positives ou négatives, directes ou indirectes, d’une espèce végétale sur une autre espèce. “Dans les parcs et jardins, nous nous intéressons plus spécifiquement aux interactions négatives pour limiter la germination d’espèces non désirées, mais il existe bien d’autres interactions”, explique Olivier Filippi, pépiniériste à Mèze, dans le sud de la France.


Dans les jardins, l’allélopathie peut aider les jardiniers(ères) de plusieurs manières :

Elle permet de réduire les travaux de désherbage.

Les composés biochimiques, présents dans pratiquement tous les tissus de la plante sont libérés de façon directe (sécrétion racinaire, volatilisation) ou indirecte (produits de la décomposition des résidus : feuilles, racines) et affectent les processus fondamentaux des autres plantes comme la photosynthèse, la balance hormonale, la synthèse des protéines, la production de chlorophylle, les relations plante-eau, la germination et le prélèvement de nutriments.

En présence de plantes allélopathiques, les "herbes indésirables" connaissent donc plus de difficultés à se développer.

L'allélopathie permet également de réduire le recours aux traitements insecticides. Les plantes ne bénéficiant pas de la mobilité, les composés allélopathiques leur permettent de lutter contre les agressions parasitaires, de prédateurs ou plus simplement à la compétition que se livrent entre elles les espèces pour l'eau, la lumière ou la nutrition.

Quelques exemples de plantes allélopathiques


Le nombre de végétaux allélopathiques reste encore aujourd’hui méconnu mais pourrait s’élever à plusieurs milliers d’espèces.

Chez Rouge Pivoine Paysagiste, nous commençons modestement à découvrir et mettre en œuvre cette force naturelle des plantes.


Voici quelques unes de ces belles "associables" :


- le Ciste des Corbières (Cistus corbariensis)

- le Bec de Grue (Erodium manescavii)

- la Lavande (Lavandula angustifolia)

- le Romarin officinal (Rosmarinus officinalis)

- la Santoline (Santolina chamaecyparissus)

- le Thym serpolet (Thymus serpyllum)

- la Grande pervenche (Vinca major)

... etc...


Pour en savoir plus


Voici quelques articles complémentaires à parcourir si le sujet vous intéresse :

http://professionpaysagiste.com/les-plantes-allelopathiques-planter-sans-desherber/

https://lestroischenes.fr/jeune-plant-allelopathique.html


Bonne lecture !